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    July 01

    Politique : un homophobe à la tête du groupe UMP du Sénat ?

    L'UMP osera-t-elle porter Gérard Longuet à la tête de son groupe au Sénat, en dépit des déclarations fleurant bon l'homophobie de l'ancien ministre ? Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, ancien ministre ayant dû démissionner suite à divers problèmes judiciaires, ex militant de groupuscules d'extrême droite dans sa jeunesse, pourrait bien devenir la semaine prochaine le nouveau président du groupe UMP au Sénat. Il est en effet actuellement le seul candidat déclaré à ce poste et aurait reçu le soutient de l'Elysée.

    Longuet s'était fait remarquer l'an dernier par des propos assez odieux faisant l'amalgame entre pédophilie et homosexualité lors d'une séance de la Commission des Finances du Sénat le 3 juillet 2008. Alors que le ministre de l'Education de l'époque, Xavier Darcos, était venu défendre une campagne de sensibilisation de l'Education nationale sur l'homosexualité, Gérard Longuet avait pris la parole pour dénoncer la contradiction qui existerait selon lui entre lutte contre l'homophobie et lutte contre la pédophilie :
     
    « J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard... C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie, mais enfin, ça c'est un autre sujet (…). C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête... »

    Filmée par la chaîne Public Sénat, cette intervention avait provoqué de nombreuses réactions indignées. L'association Couleurs Gaies avait même demandé l'exclusion de Gérard Longuet de l'UMP : sans succès. Longuet, comme Christian Vanneste ou Christine Boutin est toujours membre du parti majoritaire.

    Il avait par la suite tenté de minorer ses propos (sans les renier ou s'en excuser) en indiquant sur son site Internet "qu'il ne confond pas la pédophilie, qui est un délit, avec l'homosexualité qui est un comportement personnel sur lequel il n'a aucun avis public ou privé à exprimer".

    L'élection de Gérard Longuet à la présidence du groupe UMP du Sénat en remplacement de Henri de Raincourt (nommé ministre des Relations avec le Parlement mardi dernier) serait un mauvais signe adressé aux homosexuels par le parti au pouvoir. (E-llico.com)
    June 29

    La Marche des fiertés 2009 en images

    Après les mots, voici les images! Une soixantaine de photos pour vous faire vivre ou revivre le défilé de samedi, de Montparnasse à Bastille. Ne manquez pas Liza Minnelli... et les TÊTU boys & girls!
    Retrouvez les photos sur le site de tetu :
    http://www.tetu.com/actualites/france/la-marche-des-fiertes-2009-en-images-14989

    Paris : la députée Verts Martine Billard dénonce le redécoupage électoral en cours

    La députée de Paris pro-LGBT Martine Billard (Verts) dénonce le redécoupage électoral en cours dans la 1ère circonscription de la capitale.
    "L’éclatement de cette circonscription remet en cause des années de travail avec les associations locales et fait perdre toute lisibilité pour ses habitants, alors qu'il est déjà difficile à Paris de s'y retrouver entre mairies d'arrondissements, Hôtel de Ville, département, préfecture de police et préfecture de Paris" estime-t-elle.
    Selon elle, la circonscription d'Yves Cochet, autre député Vert (14ème arrondissement), est elle aussi redécoupée de façon à basculer à droite, tout comme celle d'Annick Lepetit (PS), à cheval sur le 17e et le 18e arrondissement. (E-llico.com)

    USA : Barack Obama organise une réception à la Maison Blanche pour les 40 ans de Stonewall

    Le président américain va marquer le 40ème anniversaire des révoltes de Stonewall par une réception officielle de personnalités LGBT à la Maison Blanche lundi 29 juin.
    Le porte-parole présidentiel a présenté l'évènement comme “une occasion de reconnaître l'oeuvre accomplie par les Américains LGBT".
    Des leaders et des militants gay, des bénévoles, des familles homos feront partie des invités de cette cérémonie qui s'inscrit dans le Mois de Fierté LGBT décrété par la Maison Blanche.(E-llico.com)

    Berlin : 550.000 personnes au Christopher Street Day



    Des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi à Berlin pour la Gay Pride locale appelée là-bas Christopher Street Day sur le thème de la lutte contre "toutes les discriminations" à l'encontre des homosexuels.
    La manifestation, qui rassemblait 550.000 participants et spectateurs, selon les organisateurs cités par les médias locaux, était placée sous le thème de la lutte contre "toutes les discriminations" à l'encontre des homosexuels.

    Accompagnés de chars musicaux, les manifestants ont commencé à défiler lentement dans les rues de la capitale allemande, sous un ciel gris, vers 12h30. En tête de cortège, le camion des organisateurs portait le slogan "Pas à pas vers le bonheur homo. Tous les droits pour tous".

    Les organisateurs et les partis politiques qui défilaient réclamaient notamment que l'interdiction de la discrimination en raison de l'orientation sexuelle soit inscrite dans la Loi fondamentale, qui tient lieu de Constitution en Allemagne.(E-llico.com)

    Fonctionnaires : Eric Woerth étend le bénéfice du capital décès aux pacsés




    Le ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat Eric Woerth a annoncé vendredi dans un communiqué qu'il étendait le versement du capital décès aux personnes pacsées dans la Fonction publique.
    "Le dispositif de versement du capital décès n'était ouvert qu'aux fonctionnaires mariés non séparés et non divorcés et excluait de ce fait les fonctionnaires liés à un partenaire d'un Pacte civil de solidarité (PaCS)", rappelle le communiqué.

    "Le capital décès représente un an de traitement annuel d'activité, hormis les primes attachées à l'exercice des fonctions. Il est versé aux ayants droits des fonctionnaires décédés avant l'âge de 60 ans ou décédés sans avoir fait valoir leurs droits à la retraite", précise le texte.

    Pour "répondre à de nombreuses situations inéquitables constatées, il sera désormais versé sans faire de distinction entre les fonctionnaires mariés et ceux liés par un PaCS", conclut le communiqué.

    L'interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) a salué "avec vigueur" cette décision, qualifiée de "geste fort pour l'égalité", vendredi.

    "Le revendication d'égalité subsiste en matière de pension de réversion, de congés pour événements familiaux, de signature en mairie et d'acquisition de la nationalité", a toutefois souligné l'organisation, faisant référence aux engagements pris par Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle.

    "Il est temps d'accéler le mouvement", a-t-elle estimé, dans un communiqué.(E-llico.com)
    June 28

    Génération lesbienne : de la camionneuse à la gouine star

    Par Marjorie Marcillac | Têtu.com et Rue89

    Depuis quelques années, les lesbiennes s'affichent, l'assument et changent d'image : une visibilité qui n'en est qu'à ses débuts…

    Dans le cortège de la Gay Pride 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

    « La visibilité lesbienne n'est pas totalement réalisée, mais il y a quand même eu beaucoup d'avancées », comme l'admet Jocelyne Fildard, 62 ans, membre de la Coordination des lesbiennes de France. Les luttes sociales antérieures ont permis à la nouvelle génération de sortir du placard avec plus de facilité :

    « A mon époque, lorsque Martina Navratilova affirmait son homosexualité, évidemment que ça faisait du bien  ! Si ces personnalités permettent de s'identifier et d'oser vivre au grand jour, on ne va pas s'en plaindre. »

    Ces dernières années -signe d'une évolution des mentalités- de plus en plus de films mettant en scène des personnages lesbiens non caricaturaux (« Imagine Me & You », « Tipping The Velvet », « D.E.B.S. »), voire même des personnages principaux de séries télé (« The L Word », « South of Nowhere », « Sugar Rush »), ont permis de diversifier les références.

    La lesbienne n'est plus seulement la camionneuse de service. Tour à tour terriblement sexy ou garçon manqué, timide ou provocante, elle est devenue multiple. L'image véhiculée des lesbiennes s'est donc transformée. Il y a encore vingt ou trente ans, les seules lesbiennes visibles étaient masculines. Aujourd'hui, c'est le couple de femmes féminines qui est très représenté. Mais le fait que la lesbienne ne soit plus uniquement perçue comme masculine annonce-t-il vraiment la fin d'un tabou ?

    Selon Wendy Delorme, écrivaine, performeuse burlesque et actrice queer, rares sont les filles publiquement « out » qui dérogent aux règles du genre féminin :

    « Les lesbiennes sont médiatisées si elles sont féminines, ou si elles sont mères. Lesbienne bandante aux yeux des mecs ou figure maternelle, on a le droit à la médiatisation, on ne fait pas peur puisqu'on correspond encore aux archétypes rassurants de la mère et de la putain. Lesbienne masculine ou gouine radicale, on est souvent en disgrâce de notoriété. Le jour où non seulement les lesbiennes s'afficheront sans peur et sans honte, mais où le fait d'être une femme masculine ou une personne transgenre sera aussi accepté, on pourra peut-être crier hourra  ! »

    La nouvelle génération semble en effet vouloir récupérer certains codes de la féminité jusqu'à présent très stigmatisés dans les groupes lesbiens  : cheveux longs, talons, rouge à lèvres… « Le collage aux codes de la féminité hétéro n'est pas ce qu'il y a de plus porteur en termes de changement social », souligne Natacha Chetcuti, sociologue à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et coauteure de « Lesbianisme et féminisme : histoires politiques ». Mais tout dépend de ce que l'on attend : une annulation des catégorisations de genres ou une réintégration de la lesbienne à la catégorie « femme »  ?

    Une nouvelle façon d'être « out »

    Aujourd'hui, et c'est valable pour toutes les luttes sociales, nous ne sommes plus dans une période de militantisme fort. Le marxisme et le lesbianisme politiques ont marqué les esprits dans les années 1970-1980. Les mouvements se définissaient à partir d'une contestation de la marge. Contestation qui s'est affaiblie dans les années 1990. Les mouvements sont devenus plus pragmatiques depuis les années 2000. Plus séducteurs aussi.

    La nouvelle génération a changé de tactique et utilise les armes du marketing et de la communication pour rendre la culture lesbienne plus « appétissante » et accessible. A en croire le succès de la série, cette approche amorcée par « The L Word » porte ses fruits et réussit à intéresser le grand public à la planète Gouine.

    Il y a onze ans, l'animatrice américaine de talk-show Ellen DeGeneres, alors actrice de sitcom, pressentant un outing plus ou moins proche, préféra construire un événement médiatique maîtrisé autour de son coming out. Elle rendit également public l'été dernier son mariage avec sa compagne, l'actrice Portia de Rossi. Analyse d'un spécialiste du monde l'audiovisuel :

    « Révéler son homosexualité n'a pas du tout été contre-productif pour Ellen. Elle anime depuis 2003 un show télé quotidien qui cartonne et utilise son immense popularité pour militer pour les droits LGBT ».

    D'autres célébrités, dont l'homosexualité est un secret de Polichinelle, semblent avoir, consciemment ou non, inventé une nouvelle façon d'être « out ». L'actrice Jodie Foster, par exemple, qui n'est jamais officiellement sortie du placard, a récemment commencé à ne plus se cacher. Arborant une alliance de chez Tiffany à l'annulaire gauche, remerciant « [sa] beautiful Cydney » devant la presse en décembre dernier, donnant à ses enfants le nom de famille de sa compagne, pour finalement la quitter pour une autre femme.

    Quant à Lindsay Lohan, enfant star (22 ans et 19 ans de carrière au compteur) ravagée par la machine hollywoodienne (elle a enchaîné les cures de désintoxication), elle affiche aujourd'hui une nouvelle sérénité aux côtés d'une jeune femme. Cerise sur le gâteau, la jeune actrice clame haut et fort que sa stabilité est due à sa DJette préférée Samantha Ronson, avec qui elle habite, espère avoir des enfants, partage des tatouages communs, etc. Le fait que les photos people relayent l'image d'un couple épanoui n'a rien de négatif.

    Malgré le marketting « lesbian chic », les mentalités évoluent peu

    Loin des projecteurs et des tapis rouges, 
le combat pour la visibilité est cependant 
loin d'être terminé.
    Chronologie de la visibilité lesbienne.(Cliquer sur l'image pour lire la chronologie de la visibilité lesbienne)

    Wendy Delorme le rappelle :

    « La lesbienne est un produit marketing depuis des années. Que ce soit dans l'industrie porno mainstream, dans l'univers des spectacles érotiques ou tout simplement dans la pub, avec la tendance porno chic ou lesbian chic des années 1990 des marques Dior, Versace, Sisley, etc. Pourtant, on se fait toujours harceler et agresser quand on est une femme, ou qu'on est trans ou homo. »

    Si les coming-out de people peuvent aider les jeunes lesbiennes à trouver des repères, leur impact sur l'évolution des mentalités reste moindre, rappelle Natacha Chetcuti :

    « Dans leur vécu concret, les lesbiennes ont toujours beaucoup de mal à annoncer leur homosexualité à leur famille. Elles sont généralement contraintes à l'hétérosexualité à un moment de leur vie et sont encore souvent rejetées par leur famille. »

    Les stéréotypes sociaux n'ont pas autant évolué qu'on aimerait le croire. Pourquoi les personnages publics devraient être les seuls à montrer l'exemple  ? Lesbiennes, par ici la sortie du placard, fini 
la naphtaline.

    En partenariat avec :

    Photo : dans le cortège de la Gay Pride 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).


    "Harvey Milk, la véritable histoire", ce soir sur Planète

    Harvey Milk a payé de sa vie son obstination à revendiquer pour la communauté homosexuelle américaine le plein exercice de ses droits civiques. Elu en 1977 au conseil municipal de San Francisco, après trois échecs, animateur d'une victorieuse campagne de rejet d'une loi visant à l'exclusion des enseignants homosexuels, il fut abattu en 1978, ainsi que le maire de la ville, par Don White, un élu conservateur et puritain. Narré par le comédien Harvey Fierstein, «The Times of Harvey Milk» a obtenu l'Oscar du meilleur documentaire en 1985.
    Documentaire 90' /  Etats-Unis1984 Réalisateur : Rob Epstein
    Ce soir, Planète (canal 63), 22 h 25
    Rediffusions :
    Jeudi 2 juillet, 3h35 - Dimanche 5 juillet, 0h20 - Mercredi 8 juillet, 0h35

    June 27

    Du monde à la Gay pride, « et pas que des homos »

    Coloré, festif, revendicatif: à Paris le cortège de la marche des fiertés a cette année encore rassemblé des centaines de milliers de personnes.

    BARTHOLOMÉ GIRARD, Libération


    Plus ou moins que les années précédentes ? Difficile de jauger le nombre de personnes présentes lors de la marche des fiertés LGBT (Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans) qui s'est tenue dans les rues de Paris, ce samedi 27 juin dans l'après-midi. Depuis une dizaine d'années, l'évènement rameute les foules: entre 500.000 (selon la police) et 700.000 (selon les organisateurs) personnes défilent. «Qu'il y ait plus ou moins de présents, ce qui est sûr, c'est qu'il y a du monde. Et pas que des homos», s'enthousiasme Michel Rey, membre de SOS Homophobie.

    Le cortège de t-shirts roses de l'association, qui lutte contre les violences faites aux personnes en fonction de leur homosexualité réelle ou présumée, a défilé à pied, comme chaque année, entre deux chars d'autres organisations. Slogans: «Les belles Italiennes c'est aussi pour les lesbiennes! Le mariage, c'est pas que pour Sarko! Hétéros, homos, droits égaux !»

    En tout, 80 associations, partis politiques et syndicats ont animé les rues de la capitale, en partant de Montparnasse à 14 heures pour arriver à Bastille, en passant par Port-Royal, le boulevard Saint-Michel et le pont de Sully, où l'«octroi» (une quête de dons pour le financement de l'évènement) est faite.

    Dying géant

    Depuis que la marche existe, elle vibre des couleurs de ses participants: costumes, maquillages, performances... «Le but est que ce soit visible», témoigne à l'unisson un groupe d'hommes travestis en danseuses de carnaval brésilien. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le défilé ne passe pas inaperçu: les badauds se serrent sur les trottoirs pour admirer les chars qui essaiment leur musique et invitent à la danse. Enfants, adultes, personnes âgées... des familles entières se retrouvent pour participer à ce mouvement populaire.

    La dimension politique reste forte: de nombreux tracts pour rappeler que l'égalité des droits n'est pas encore acquise sont distribués. Aussi ludique que politique, la marche des fiertés LGBT 2009 et son cortège multicolore sont un rare moment de reconnaissance des diversités, où hétéros et homos défilent ensemble. Et donc loin de tout communautarisme.

    A 16h30, comme chaque année, les marcheurs ont participé à un «dying» géant, s'allongeant trois minutes sur le macadam brûlant pour rappeler que le Sida fait encore des ravages. Au-dessus, un ciel sans nuage.

    Marche des Fiertés LGBT : l'égalité, toujours à conquérir



    La marche des Fiertés LGBT a lieu ce samedi 27 juin à Paris avec pour principale revendication l'"égalité réelle". Entre 500.000 et 700.000 personnes sont attendues pour cette marche politique et festive qui sera ouverte par Liza Minnelli.
    Plusieurs centaines de milliers de personnes vont investir le pavé parisien ce samedi pour la traditionnelle Marche des fiertés LGBT.

    40 ans après les émeutes de New York qui marquèrent le début du mouvement de libération gay, elles défileront derrière un slogan qui réclame l'égalité, "l'égalité réelle".

    En effet, après quatre décennies de combats, les homosexuels français sont sortis de la honte et ont gagné leur émancipation, mais restent encore des citoyens de seconde zone sur le plan des droits.

    Des avancées ont eu lieu - petites ou grandes - selon les temps et selon les politiques au pouvoir, mais l'égalité "réelle" n'est toujours pas au rendez-vous.

    Se marier et avoir des enfants, par exemple, est toujours réservé aux couples hétérosexuels. Et la liste est longue des discriminations légales que doivent supporter dans leurs vies, les homosexuels, les lesbiennes et plus encore les transgenres.

    La marche de samedi rappellera à ceux qui font les lois cette aspiration profonde qui n'est pas prêt de s'éteindre.
    En réclamant "l'égalité réelle", l'Inter-LGBT, organisatrice de la manifestation, sait bien qu'elle fixe un horizon que le pouvoir politique actuel n'est pas disposé à lui offrir.
    Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa majorité, c'est un peu plus d'égalité mais pas l'égalité effective.

    Son opposition la promet, mais elle n'est pas à même d'offrir une perspective politique sérieuse à court terme qui permettrait d'espérer des changements historiques.
    Et dans ces conditions, les améliorations défendues par GayLib sont donc bonnes à prendre.

    Les représentants de la gauche seront, n'en doutons, pas en tête du cortège pour assurer de leur soutien la communauté LGBT et c'est bien.
    Le nouveau ministre ouvertement homosexuel du gouvernement, lui, ne fera sans doute pas partie d'un défilé qui doit être trop exubérant et libertaire à son goût, tout comme ses collègues. Et l'égalité, la vraie, celle qu'attendent toutes les personnes LGBT - et que les Français leur accordent majoritairement - devra encore attendre encore quelques années...

    Ce n'est pourtant pas une raison pour bouder ce rendez-vous qui, au delà de sa fonction revendicatrice, est aussi un extraordinaire moment de visibilité et de fierté. Une manière de rappeler à la société que, mêmes inégaux, les homos sont là et bien là, et qu'il faut désormais compter sérieusement avec eux.

    Le défilé 2009 partira à 14 heures de Montparnasse pour rallier la place de la Bastille (Voir plan).

    3 minutes de silence en solidarité aux victimes du sida seront onservées à 16h30 et un octroi destiné à financer la marche sera installé sur le pont de Sully.


    > Liza Minnelli en tête du cortège

    La chanteuse et actrice américaine gay-friendly Liza Minnelli a décidé de participer à la Marche des Fiertés de samedi à Paris, pour manifester sa sympathie aux homosexuels. L'opération a été montée en l'espace de quelques jours entre l'artiste et l'Inter-LGBT. Elle devrait prendre la parole avant le coup d'envoi de la marche sur le char des organisateurs.
    "Elle a souhaité être à nos côtés pour assurer de son soutien nos luttes pour l'égalité des droits et contre les discriminations. C'est pour nous un grand honneur et un grand bonheur, qui nous va droit au cœur" a confié Philippe Castel, porte-parole de l'Inter.
    L'interprète de "New York New York" sera la marainne d'un jour du défilé qui commémore les révoltes gay dans la métropole américaine en juin 1969.
    L'icône gay de "Cabaret" doit donner un concert le soir-même au Palais des Sports.(E-llico.com)
    June 26

    Bad day !

    Après Farrah Fawcett c'est aujourd'ui Mickael Jackson qui disparaît ! J'ai beau regarder BMF TV en boucle je n'arrive pas à réaliser. Je savais qu'il ne ferait pas un centenaire (j'imaginais qu'un jour il se suiciderait) mais là, mourir si subitement, à 50 ans (bientôt 51 en août), c'est un sacré choc.
    Décidément 2009 s'annonce comme une année de m.... à tous points de vue !
    Si quelqu'un(e) a de good news ou ondes à transmettre, je suis preneuse  !!!


    June 25

    Farrah Fawcett est morte


    TELEVISION - L'actrice inoubliable de la série «Drôle de dames» est décédée jeudi des suites d'un cancer du côlon. Elle avait 62 ans...

    L'actrice Farrah Fawcett est décédée jeudi à l’âge de 62 ans, annonce CNN. Elle se battait contre un cancer du côlon depuis 2006. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle avait été hospitalisée et placée en soins intensifs. Ses amis et sa famille étaient auprès d’elle. Portrait.

    Née le 2 février 1947, au Texas, elle est surtout connue pour son personnage de Jill Monroe dans la série télévisée «Drôles de dames».

    Générique de «Drôles de dames»
     
    Drôles des Dames générique de la série Tv
    envoyé par odilederey - Arts and animation videos.


    Après des études d'art à l'université du Texas, elle déménage à Los Angeles, où elle pose comme mannequin pour des publicités, et fait des apparitions dans des publicités et de petites séries TV, comme «The Partridge Family» (1970).

    Farrah Fawcett dans «Partridge Family»
     

    Une publicité des années 1970 dans laquelle elle apparaît:
     


    En 1978, elle est le modèle pour une autre publicité, pour un shampooing cette fois:
     

    En 1973, elle épouse l’acteur Lee Majors, duquel elle divorcera en 1982. Trois ans après, en 1976, elle tient le rôle de Jill Monroe dans la série produite par Aaron Spelling, «Drôles de dames». Farrah touche alors 10.000 dollars par épisode, et commence à devenir célèbre. Mais, peu satisfaite de son contrat, elle quitte la série à la fin de la première saison. Les producteurs la poursuivent pour rupture de contrat.

    Finalement, ils arrivent à un accord: l’actrice reprend le chemin des studios, et apparaît en guest-star dans six épisodes – trois en 1978-79 et trois autres en 1979-80. Les aventures de ces enquêtrices de choc remportent un succès immédiat, faisant de Farrah une star internationale.

    Vie médiatique

    Elle est la «petite fiancée de l’Amérique», et sa vie privée ravit les tabloïds. Sa relation avec Ryan O'Neal entre 1980 et 1997, la naissance de leur fils Redmond en 1985, l’agression dont elle est victime en 1997 après avoir refusé de se marier avec le producteur James Orr, font les gros titres de la presse américaine. Dans la même veine, son comportement étrange au «Late Show with David Letterman» en 1993 lance des rumeurs de prise de drogue que l’actrice est obligée de démentir. Et, en 1995, à 48 ans, elle pose pour le magazine «Playboy». Le numéro le plus vendu de la décennie.

    Cependant, sa carrière cinématographique s'avère décevante. On l’a notamment vue dans quatre épisodes de la saison 6 de «Spin City», ou encore dans le film «Docteur T et les Femmes» de Robert Altman, sorti en 2000, avec Richard Gere et Helen Hunt. La même année, elle n’est pas au générique de l’adaptation sur grand écran de la série à laquelle elle doit tout: les producteurs lui avaient pourtant offert un rôle, mais  elle voulait interpréter Charlie.

    En 2006, elle perd sa mère, et on lui diagnostique un cancer. Elle est opérée d'une tumeur de l’intestin et entreprend une chimiothérapie. Le 2 février 2007, le jour de son 60e anniversaire, on lui annonce qu’elle est guérie. Mais le répit tourne court. En quatre mois plus tard, le cancer est de retour.

    Elle subit un traitement classique, mais aussi un traitement expérimental à base de cellules souche en Allemagne. Elle fait de son combat contre le cancer un documentaire destiné, selon elle, à tous les malades pour faire partager son expérience. Farrah Fawcett devait épouser Ryan O'Neil prochainement.
    (20minutes.fr)
    June 24

    Gay Pride en région : belle mobilisation à Biarritz et Toulouse

    Les marches LGBT en région ont encore connu une belle mobilisation le week-end dernier, confirmant une saison 2009 très réussie.
    Un bon millier de manifestants on défilé à Biarritz, selon les organisateurs.

    À Toulouse, 7.000 personnes ont pris part à la gay pride de la ville rose, soutenue par le maire socialiste Pierre Cohen qui a fait une déclaration publique à l'issue de la marche entouré d'une partie de son conseil municipal.

    > Voir la déclaration de Pierre Cohen :
     

    Rouen n'a réuni que 300 personnes dans un contexte de reprise en mains de la gay pride locale.(E-llico.com)

    Edwige Antier : la pédiatre opposée à l'homoparentalité entre à l'Assemblée nationale

    La pédiatre et ex conseillère UMP de Paris Edwige Antier, suppléante du député Pierre Lellouche qui vient d'entrer au gouvernement, va siéger à l'Assemblée nationale en remplacement de son collègue.
    Edwige Antier est connue pour avoir développé des positions hostiles à l'homoparentalité. Elle rejoint le petit bataillon de députés UMP qui ferraillent contre les droits des homosexuels.(E-llico.com)

    Des enquêtes pour mesurer le nombre de parents homosexuels


    L'Institut national d'études démographiques (Ined) et l'Insee (statistiques publiques) sont en train de mettre au point de nouvelles enquêtes pour mieux mesurer le nombre de couples homosexuels qui ont des enfants, a indiqué l'Ined mercredi.
    Alors "que l’on a déjà beaucoup de difficultés à recenser les familles homoparentales, divers chiffres circulent sur le nombre d’enfants vivant au sein de couples de même sexe", constate l'Ined.

    Certains débats, sur le pacte civil de solidarité en 1998-1999 notamment, ou "le mouvement de reconnaissance du couple de même sexe et des familles homoparentales par certains pays, ont popularisé cette notion, qui n’existait pas il y a vingt ans", poursuit l'Ined dans sa dernière "Fiche d'actualité".

    Mais "faute d’instruments adaptés", l'ampleur de "l'homoparentalité" reste "très difficile à quantifier", constate Wifried Rault, auteur de la "fiche".

    Si "deux types d’instruments permettent de dénombrer les configurations homoparentales -le recensement et les grandes enquêtes quantitatives en population générale -, chacun comporte toutefois des limites", poursuit-il.

    En extrapolant des éléments issus du recensement, on parvient à une fourchette de 24.000 à 40.000 enfants résidant avec un couple de même sexe en 2005, poursuit le démographe, qui note cependant que "les couples non cohabitants et les enfants qui vivent ailleurs ne sont pas recensés".

    Avec les "enquêtes en population générale" qui contiennent des questionnaires "plus développés", les échantillons de population sont trop réduits pour "bien représenter et décrire les situations" de couples de même sexe, évalués à moins de 1% de l'ensemble des couples.

    Pour affiner les mesures, une solution "serait l’aménagement de l’enquête Famille, qui est associée au recensement de la population", propose l'Ined.

    "L’Ined et l’Insee travaillent actuellement à une nouvelle édition, prévue en 2011, qui pourrait appréhender l’homoparentalité par le biais de questions nouvelles: le sexe du +conjoint+ ou +ami+ de la personne enquêtée" notamment, ajoute l'institut.(E-llico.com)

    Nouveau gouvernement : Mitterrand in, Boutin out


     

    La bonne nouvelle concernant la composition du nouveau gouvernement formé hier est le départ de Christine Boutin. Nadine Morano y conserve son poste à la Famille et Frédéric Mitterrand devient ministre de la Culture comme prévu. Rama Yade est rétrogradée.
    Nicolas Sarkozy a procédé mardi à un remaniement en profondeur du gouvernement de François Fillon. Les principales caractéristiques de ce remaniement du point de vue LGBT sont l'éviction de Christine Boutin et l'arrivée surprise de Frédéric Mitterrand à la Culture.

    Le Collectif Contre l’Homophobie (CCH) se réjouit de l’éviction de Christine Boutin, "farouche opposante à toute évolution favorable aux droits des homosexuels et à toute reconnaissance des familles homoparentales". L'ex-ministre du Logement qui se targuait de représenter la frange ultra de la droite catholique au gouvernement est débarquée. On peut en déduire que cette figure de l'homophobie politique n'est donc plus considérée comme incontournable par le président et c'est une bonne nouvelle.

    Le Collectif Contre l’Homophobie prend également acte de la confirmation de Madame Nadine Morano à la Famille. Une confirmation qui peut sonner comme un avantage donné à ses positions contre celles défendues par Christine Boutin qui s'est vivement opposée à elle au sein du gouvernement Fillon 2. Le CCH "veillera à ce qu’elle tienne son engagement et celui du candidat Sarkozy en faveur de la reconnaissance législative des dizaines de milliers de familles homoparentales", dit-il.

    L'entrée la plus spectaculaire, au défaut d'être la plus importante est celle de Frédéric Mitterrand. Cet homosexuel notoire, homme du culture éclectique avait déjà été nommé il y a un an par Nicolas Sarkozy à la direction de la Villa Médicis.
    Bien que portant le nom de l'ancien président de la république, il est toujours resté inclassable en politique. Adhérent en juin 1993 au Mouvement des radicaux de gauche (MRG), il a soutenu, deux ans plus tard, en mai 1995, Jacques Chirac, candidat à la présidence de la République. Et il avoue une certaine fascination pour la monarchie.
    La gauche minimise son arrivée auprès de Nicolas Sarkozy, qu'elle qualifie de "coup".
    Pierre Bergé prédit quant à lui que Frédéric Mitterrand va "s'inscrire dans la foulée de Jack Lang" rue de Valois.

    Au rayon "ministre ouvertement homo", Roger Karoutchi, chargé des relations avec le Parlement, et qui avait fait son coming-out à la faveur de sa candidature malheureuse aux primaires UMP pour les régionales en Ile de France quitte le gouvernement. On ne pleurera pas forcément sur le départ de ce ministre homosexuel si timoré et ambigu dans sa façon d'annoncer publiquement son orientation sexuelle.

    Parmi les entrants, l'arrivée de Pierre Lellouche (aux Affaires européennes), dont les propos sur les homosexuels lors du débat sur le PaCS restent dans les mémoires comme particulièrement homophobes, n'est pas franchement une bonne nouvelle.

    Du côté du jeu de chaises musicales entre ministres, Rama Yade reste au gouvernement mais passe aux Sports. Son très emblématique secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme est supprimé. On déplorera cette disparition et la rétrogradation de cette secrétaire d'Etat qui avait placé la lutte contre l'homophobie au premier rang de ses préoccupations. Si elle le souhaite, elle aura fort à faire sur ce terrain dans le domaine sportif.

    L’arrivée de Madame Alliot-Marie au Ministère de la Justice laisse "circonspect" le Collectif contre l'homophobie qui lui reproche de ne pas avoir mené à leur terme les chantiers qu’elle avait ouverts au Ministère de l’Intérieur en matière de prise en charge des victimes d’infractions pénales (notamment celles à caractère discriminatoire).
    "Elle n’aura pas beaucoup de mal à faire mieux et plus que la précédente Ministre de la Justice dont les réformes judiciaires et les postures en matière de lutte contre les discriminations avaient fini par friser l’imposture", souligne le CCH. (E-llico.com)

    De quoi Mitterrand est-il le non ?

    On ne voudrait pas avoir à le commenter. Mais comment faire autrement? Allliot-Marie à la Justice? Ah bon... Hortefeux à l'Intérieur? Ah oui... Darcos aux Affaires sociales? Ah tiens... Estrosi ministre de l'Industrie? Eh ben... Chatel à l'Education nationale? Eh bé... Voyez, tout bouge mais rien ne change. Claude Guéant (qui résiste encore aux divers complots de "la Firme") reste le vrai chef des vrais ministres que sont les conseillers de l'Elysée.

    Reste le "coup" de ce remaniement. La "prise" qui agrémente le "casting" pour respecter l'emploi de ce vocabulaire étrange qui est désormais celui de mes confrères journalistes s'agissant du gouvernement de la République. Frédéric Mitterrand. Ah oui! Frédéric Mitterrand, le neveu...

     

    Pour ma part, je ne ferai pas le procès en patronyme que certains instruisent ici et là. Frédéric Mitterrand n'est pas le dépositaire d'une marque. Primo parce que c'est son droit, secundo parce que cela serait participer à la manoeuvre orchestrée par le Chef de l'Etat français. Ne comptez pas sur moi pour évoquer la prise patronymique.

    Mon souci est ailleurs. La question que je me pose est la suivante: comment se fait-il que Frédéric Mitterrand, cet homme si courtois que je croisais autrefois dans les couloirs d'Antenne 2 (il avait l'air si malheureux parfois), cet homme authentiquement lettré ( il y en a peu à la télévision, si vous saviez...), cet écrivain vrai (je me demande si le président a lu "La Mauvaise vie"), ce cinéaste difficile (je fais partie des rares qui ont adoré "Lettres d'amour en Somalie"), comment se fait-il, donc, que cet honnête homme ait pu succomber aux charmes de ce chef d'Etat qui méprise "La princesse de Clèves", trouve que les pièces jouées à la Comédie Française sont "chiantes", découvre les écrits de Sartre et Céline, le cinéma de Visconti et Godard à 55 ans, introduit Bigard auprès du pape lors d'une réception officielle au Vatican et distribue en plein Conseil des ministres le dernier CD de son épouse chanteuse? Comment est-ce possible? Comment est-ce concevable?

    Certains me diront, qu'à l'instar de son oncle, Frédéric cultive une petite complaisance pour l'aplomb de la canaille. Peut-être. Qui sait? Cela étant, cette complaisance n'explique pas l'incompréhensible.

    D'autres, et j'en suis presque, expliqueront ce camouflet infligé au PS par ce désir profond d'humilier, au nom de son oncle, ce parti qui passa cinq ans, sous Jospin, à exercer un droit d'inventaire qui révéla autant d'ingratitude que d'injustice et enfanta Valls. Certes, cela a pesé.

    Enfin, les derniers diront: "Oui mais Frédéric a toujours été de droite, dans le fond, pas de surprise!" Cela n'est sans doute pas faux. On nuancera simplement: Frédéric, comme son oncle, a toujours eu une culture de droite, d'où, par exemple, cette fascination pour les dynasties de l'ancien monde et la douceur de vivre. Mais à imaginer Frédéric Mitterrand, cet adolescent d'autrefois (et qui l'est resté), assister ce jour au Conseil des ministres en compagnie d'Estrosi, de Besson, d'Hortefeux et consorts, il y quelque chose qui ne va plus.

    Allez, osons l'écrire, François aurait peut-être approuvé l'idée qui consiste à humilier un peu les socialistes, mais aurait-il béni le fait de devenir ministre de la Culture de ce Président là, de ce gouvernement là? La question se pose et la réponse s'impose d'elle même. Au nom même de la noblesse de sa culture, de l'idée qu'il s'en fait, de ce qu'il a toujours défendu, à la télévision comme au cinéma ou dans ses livres, Frédéric Mitterrand aurait pu formuler la seule réponse possible à cette proposition ministérielle, une réponse pour le coup culturellement et authentiquement mitterrandienne: non.

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    June 19

    Insultées, intimidées: l'enfer d'un couple de lesbiennes à Segré

    Par Stéphane Corbin, tetue.com
    TÉMOIGNAGE. Après avoir fait face pendant des mois aux insultes et aux menaces sexistes et lesbophobes d'un groupe de jeunes, ces deux jeunes femmes n'ont plus d'autre solution que de quitter cette petite ville.



    Deux lesbiennes de Segré, ville de 7 000 habitants du Maine-et-Loire, sont victimes depuis des mois de l'acharnement d'une bande de jeunes, de 17 à 21 ans, qui les insultent, les menacent. «Pour nous c'est l'enfer» déclarent Jessica 24 ans et Virginie 28 ans (notre photo, de dos selon leur volonté) lorsqu'elles nous ont reçus hier. «En fait, nous vivons au rythme de ces jeunes. Depuis notre fenêtre nous surveillons notre voiture craignant qu'ils la dégradent encore plus» ajoutent-elles.

    N'en pouvant plus, la semaine dernière elles ont décidé de témoigner dans le Courrier de l'Ouest. En mai et août 2008, Jessica et Virginie avaient déjà porté plainte pour propos lesbophobes et menaces directes, y compris avec un tir d'arme à blanc en leur direction. Un jeune avait alors écopé d'un mois de prison avec sursis et de 200 € de dommages et intérêts.

    «Je vais te la mettre, tu vas aimer»
    Mais les intimidations n'ont pas cessé pour autant. Il y a dix jours, Jessica et Virginie ont à nouveau été la cible d'un tir de balles à blanc. Depuis plus d'une semaine, en plus de rayures sur leur voiture, un des jeunes est entré dans leur appartement alors qu'elles étaient chez elles, pour les effrayer. Le soir même, elles étaient insultées depuis la place où elles habitent aux cris de: «Bande de sales gouines, descendez!», «Viens sucer ma queue», «Je vais te la mettre dans le cul, tu vas aimer».

    Les deux jeunes femmes disent avoir fait appel à la gendarmerie, située à quelques mètres de leur domicile, mais qui n'est pas intervenue. En une semaine, elles ont donc déposé cinq plaintes. L'un des meneurs de la bande a d'ailleurs tenté de les intimider, il y a quelques jours, afin qu'elles les retirent. Des menaces qui émanent d'un certain Matthieu, qui déclare avec aplomb ne pas être homophobe dans les colonnes de Ouest France. Avec grand courage, il explique qu'il avait trop bu et qu'à leur passage « [il] leur a posé une question de kéké sur la sexualité. Elles m'ont répondu, je les ai insultées».

    Immobilisme de la gendarmerie, de la mairie, de la sous-préfecture

    Devant cette situation, Quazar, le Centre LGBT d'Angers, en lien avec les deux jeunes femmes, a dénoncé «l'impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie.» Quazar fustige également l'immobilisme du maire, Gilles Grimaud, «qui n'a pas proposé aux jeunes femmes de solution de relogement au point qu'aujourd'hui elles sont contraintes de quitter la ville pour retrouver leur tranquillité.» L'association pointe aussi l'inaction du sous-préfet de Segré, Laurent Olivier, qui a portant un pouvoir discrétionnaire en matière d'ordre public.

    Pour ne pas en rester là, Quazar a mis en outre en ligne une pétition de soutien aux deux jeunes femmes. C'est ici.


    Déportation : une association homosexuelle invitée aux cérémonies du camp du Struthof

    Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants a invité l'association LGBT Les "Oublié(e)s" de la Mémoire à participer aux cérémonies commémoratives du 65ème anniversaire de l’évacuation du Camp de Natzweiler-Struthof en Alsace, qui auront lieu les samedi 20 et dimanche 21 juin 2009.
    Une délégation de l'association participera à la veillée funèbre organisée dans l’enceinte du camp et un dépôt de gerbe aura lieu lors de la Cérémonie Nationale du Souvenir au Mémorial de la Déportation de Natzweiler-Struthof.(E-llico.com)

    Gay Pride 2009 : Biarritz, Lyon, Rouen et Toulouse défilent ce samedi



    La saison des gay pride en région se poursuit samedi 20 juin à Biarritz, Lyon, Rouen et Toulouse avant la marche nationale parisienne de la semaine prochaine.
    La saison 2009 des gay pride connaît un grand succès. Ce samedi, deux grandes métropoles régionales, Lyon et Toulouse, défilent notamment, mais elles ne sont pas seules. Biarritz et Rouen font de vrais efforts pour donner de la visibilité aux homos qui habitent des villes moins importantes.

    > Biarritz

    Une petite équipe de passionnés a mis sur pieds la gay pride de Biarritz, "la plus petite grande ville de France", selon leurs termes.
    Le rassemblement est prévu à 17h après un pique-nique et un village associatif. "Militantisme et fun seront au rendez-vous", promettent les oarganisateurs.
    Une soirée au B.Pink terminera la journée.

    > Lyon

    C'est une communauté finalement ressoudée qui se retrouvera pour la Marche des fiertés lyonnaise de samedi. Le mot d'ordre autour de la transidentité, qui a provoqué des turbulences, est finalement accepté de tous les acteurs locaux.

    Les LGBT lyonnais défileront donc derrière la slogan "Respectons la transidentité. Refusons la transphobie".
    La 14ème Marche des Fiertés LGBT se veut "un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes trans".

    La Lesbian & Gay Pride s'inscrit au coeur d'une "Quinzaine des cultures LGBT". La marche démarre à 14h avenue Verguin (6ème) au Parc de la Tête d'or et se terminera vers 17h00 place Bellecour.

    Plus d'infos : www.fierte.net

    > Rouen

    C'est le baptême du feu pour Homogène qui organise pour la première fois la Lesbian & Gay Pride de Rouen sur le thème de "l'égalité pour tous". L'association attend 500 personnes environ pour ce rendez-vous qui partira de la place Saint-Sever à 14 heures.

    > Toulouse

    Toulouse organise sa 15ème Marche des fiertés avec pour mot d'ordre "1969-2009, à quand l'égalité réelle, ici et ailleurs ?".
    Au delà du slogan, une revendication locale très attendue des associations LGBT, marque l'édition 2009 : la création d'un centre LGBT dont le principe est soutenu par la nouvelle municipalité PS.
    Le maire de la ville, Pierre Cohen, a d'ailleurs prévu de s'adresser aux manifestants à l'arrivée de la marche, sur la place du Capitole où un village associatif se tiendra. (E-llico.com)

    Le départ est prévu à 14 heures, place Jeanne d'Arc.

    Plus d'infos : www.arc-en-ciel-toulouse.com