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Entr-ellesMon blog au féminin... rebelle, politique, homo et féministe
July 26 L’été, la saison des mariages forcésAssez peu médiatisés, les mariages forcés connaissent un pic en période estivale. Nombre de jeunes filles fuient leur famille pour trouver refuge auprès d'associations.
CATHERINE COROLLER et SÉBASTIEN NÈGRE (à Montpellier)
Libération: samedi 26 juillet 2008
Assez peu médiatisés, les mariages forcés connaissent un pic en période estivale. Selon Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial, «c’est un phénomène saisonnier qui se produit quand se profilent les vacances au pays». Par crainte, des jeunes filles fuient leur famille et se réfugient auprès des associations susceptibles de leur apporter de l’aide. Faute de statistiques sur le sujet, l’importance du phénomène est difficile à évaluer. Dans un rapport de 2003, le haut Conseil à l’intégration reprenait une estimation du groupe des femmes pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams), selon laquelle «plus de 70 000 adolescentes sont concernées en France par la question des mariages forcés». Difficile, donc, de savoir si ces unions contraintes augmentent en France. Aux Pays-Bas, il semble en tout cas que la réponse soit positive. Alarmée par le nombre croissant de jeunes filles fuyant leur domicile avant les grandes vacances, une fondation néerlandaise, la Plateforme des associations musulmanes de Rotterdam (Spior), a lancé en 2004 une campagne de prévention, élargie le 1er mars à l’ensemble de l’Europe). Silence. En France aussi, la lutte s’organise. Cas unique, l’antenne du Planning familial de l’Hérault organise depuis quatre ans l’hébergement, au sein de familles d’accueil, des jeunes femmes menacées par des mariages forcés. Une petite quarantaine de filles en a bénéficié. En règle générale, elles ont entre 19 et 21 ans et sont binationales. La plupart ont leurs racines au Maghreb, mais les familles viennent aussi de Turquie ou du Mali. «Ce sont des accidents de vie, avance Fatima Bellaredj, la présidente du mouvement héraultais. Les jeunes filles n’ont pas connu la violence. Mais à un moment donné, le poids des traditions arrive.» Une discussion entre membres de la famille, la promesse d’une grande fête «là-bas» ou même un silence suspect… beaucoup d’indices peuvent mettre la puce à l’oreille des jeunes femmes. Pendant l’été, il est impossible pour l’association de faire face à toutes les demandes d’aides. «Nous ne sommes que la partie visible de l’iceberg», déplore Fatima Bellaredj. Les familles d’accueil qui participent au programme suivent une formation initiale et sont suivies par un psychanalyste. «Car, même si les familles parlent de la richesse de la rencontre, recevoir une inconnue est quelque chose de particulier, souligne Françoise Imbert, directrice du Planning familial de l’Hérault. Chaque foyer est indemnisé à hauteur de 25 euros par jour. C’est dire s’ils ne font pas ça pour l’argent.» Le travail est difficile, car «ces filles mettent la honte sur la famille et portent ça sur leurs frêles épaules, décrit Fatima Bellaredj. Notre intérêt n’est pas la rupture familiale. Il faut surtout que les filles puissent formuler un "non" et c’est souvent compliqué. Quand il y a violence physique ou séquestration, là, par contre, pas question de discuter.» Détective. Le bilan est difficile à établir, tant les exemples varient. Parfois, une jeune femme trouve un travail et un appartement, en à peine deux mois, puis renoue avec sa famille, mais seulement au téléphone. Certaines partent étudier dans d’autres villes. «Le pire des cas, c’est quand la fille demande à changer d’identité, se rappelle la présidente. Car, parfois, la menace de mort n’est pas loin.» Selon Françoise Imbert, «la police révèle que parfois les familles ont de gros moyens et embauchent un détective pour retrouver leur fille». Dans l’Hérault, une trentaine d’associations et d’institutions ont rejoint le Planning familial, qui pilote le réseau. «On a beaucoup de mal à faire tenir ce dispositif sur le plan financier. Les bonnes intentions sont là, mais pas l’argent, déplore Aurélie Bédu, juriste spécialiste en droit de la famille international au Centre pour l’initiative citoyenne et l’accès aux droits des exclus (Cicade), membre du réseau. Car, en plus de l’hébergement et de la prévention, nous faisons aussi de l’accompagnement juridique pour celles qui ont déjà été mariées.» «Nous sommes très clairs, conclut Françoise Imbert. Il s’agit d’une question de violence psychologique avant d’être une question de culture. Il n’est pas question de trouver des excuses.» Un colloque international est prévu sur le sujet, fin 2009 à Montpellier. July 25 35h : l'opposition dépose un recours devant le Conseil constitutionnelLes députés et sénateurs socialistes, communistes et Verts ont annoncé vendredi 25 juillet avoir déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi sur la démocratie sociale et le temps de travail, dont un volet concerne les 35 heures. Le Parlement avait définitivement adopté mercredi le projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale, dont le volet réforme du temps de travail vise à tourner la page des 35 heures.
" Loi dangereuse " "Cette loi est dangereuse parce qu'elle fait disparaître des règles collectives de référence en matière de droit du travail" et "parce qu'elle fait des droits sociaux un enjeu de concurrence entre les salariés au détriment de leur sécurité et de leur santé", affirme un communiqué co-signé par les parlementaires de gauche. Selon le communiqué, "l'extension des forfaits à la plupart des salariés va les conduire à faire des heures supplémentaires sans être rémunérés, à réduire leurs jours de repos". "Les règles qui garantissent la protection de la santé et de la sécurité des salariés doivent être fixées par la loi, et pas définies par les seuls accords d'entreprise", souligne les parlementaires. "Cette atomisation des règles du droit du travail en matière de santé et de sécurité des salariés porte atteinte à la conception sociale de notre République pourtant reconnue par la Constitution". " Communauté de travail " Par ailleurs, "l'article 3 du texte exclut des effectifs des entreprises tous les salariés mis à disposition pour une durée de moins d'un an", rappelle le communiqué. "En procédant à des rotations régulières de ces salariés" les "entreprises pourront baisser fictivement leurs effectifs et se soustraire à de nombreuses obligations comme la présence de délégué du personnel ou de comité d'entreprise" ou "la négociation annuelles sur les salaires". Les parlementaires rappellent que ces salariés "appartiennent à la même communauté de travail" que ceux "liés directement par un contrat de travail à l'entreprise" et "les exclure méconnaît le principe constitutionnel de participation des salariés à la gestion de leur entreprise". De plus, "l'article 19 du texte supprime le repos compensateur obligatoire fixé par la loi" et "renvoie à la négociation collective la définition d'une éventuelle contrepartie obligatoire en repos pour toutes les heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent d'heures supplémentaires lui-même fixé entreprise par entreprise". Source : Nouvelobs.com - http://www.segoleneparis.fr Communiqué de Ségolène Royal
Eva Joly : l'affaire Tapie met en évidence «un pouvoir présidentiel arrogant et sans contrôle»25 jui 2008 - Par Laurent Mauduit
Dans un entretien audio avec Mediapart, l'ex-magistrate Eva Joly, qui a instruit dans le passé les affaires de Bernard Tapie, dont celle de la vente d'Adidas, donne son jugement sur la polémique générée par les 395 millions d'euros alloués à l'ex-homme d'affaires. Elle critique très vivement le recours par l'Etat à la procédure arbitrale, qui a conduit à placer «l'intérêt supérieur des amis au-dessus des intérêts supérieurs de l'Etat». Evoquant le rôle de Nicolas Sarkozy, elle estime que cette nouvelle affaire Tapie «illustre un exercice du pouvoir présidentiel arrogant et sans contrôle». Ayant la double nationalité française et norvégienne, Eva Joly, après avoir été l'une des figures de la justice fnancière en France, est aujourd'hui conseillère spéciale de la lutte contre la corruption en Norvège. (http://www.mediapart.fr) Stockholm : l'Europride 2008 débute ce week-endL'Europride 2008 a lieu dans la capitale de la Scandinavie, à Stockholm du 25 juillet au 3 août 2008. C’est la deuxième fois en 10 ans que Stockholm accueille cet évènement après avoir déjà organisé les festivités en 1998. Cette manifestation annuelle organisée par l’Association des organisations des Marches des Fiertés européennes, propose de nombreuses activités : rencontres, ateliers, conférences, forums politiques ou des manifestations artistiques. La parade proprement dite aura lieu le 2 août à partir de 13 heures. (E-llico.com) Risques multipliés si les patients traités renoncent aux préservatifsUne étude australienne conteste la recommandation suisse selon laquelle une personne contaminée par le VIH et bénéficiant d'une thérapie anti-rétrovirale peut renoncer au préservatif. Cette nouvelle étude affirme que sans protection, les risques de contamination sont multipliés par quatre. Le résultat des travaux de l'équipe conduite par le Dr David Wilson a été publié par la revue britannique The Lancet. Selon elle, bien que le risque de transmission du virus soit bas, il n'est pas «égal à zéro», le virus ne disparaissant jamais totalement. Elle a établi que la probabilité cumulée, avec une moyenne de 100 relations sexuelles par an sans protection, était de 0,22% par an pour les transmissions de femme à homme, 0,43% pour les transmissions d'homme à femme, et 4,3% pour les transmissions d'homme à homme. Sur dix ans et sur une population de 10.000 couples sérodifférents, 215 hommes et 425 femmes seraient infectés après une relation hétérosexuelle et 3.524 hommes à la suite de relations homosexuelles. Ce qui correspond, selon The Lancet, à un quadruplement des risques si aucune protection n'est utilisée. Copyright tetu.com L'espérance de vie augmente de 13 ans avec les trithérapiesCopyright tetu.com - par Quotidien/AFP Fichier Edvige: la surprenante réponse de Michèle Alliot-Marie à la HaldeMichèle Alliot-Marie a adressé hier, le 24 juillet, un courrier à Louis Schweitzer, le président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) à propos du fichier Edvige. Le ministère de l'Intérieur a en fait répondu à un courrier de la Halde qui lui demandait des explications sur ce fichier, car la Haute autorité analyse actuellement le recours déposé le 16 juillet par vingt-huit organisations (lire | |||||||||||||||||||||